Everything About Work

Trades that vanished

The jobs that automation, regulation and fashion erased — and which surviving profession absorbed them.

Every profession here replaced something. These are the trades that no longer exist — erased by a machine, a law, a material or a change in taste — and the surviving job that absorbed what they did.

Barbier-chirurgien

1100–1745

Interdits par la coutume ecclésiastique de verser le sang, moines et médecins universitaires laissaient saignées, extractions dentaires et amputations aux barbiers, qui gardaient déjà leurs rasoirs affûtés. Barbiers et chirurgiens de Londres furent légalement réunis en une seule guilde en 1540, avant que les chirurgiens — devenus mieux formés et mieux payés — n'obtiennent en 1745 de se séparer pour former leur propre Company of Surgeons, mettant fin à des siècles de lien du métier avec la coupe de cheveux.

Lithotomiste itinérant

v. 1500–1850

Avant que les hôpitaux ne proposent couramment la chirurgie, des « tailleurs de pierre » itinérants parcouraient les villes pour retirer des calculs vésicaux en quelques minutes brutales et sans anesthésie, parfois devant un public payant. Le plus célèbre, le moine français Frère Jacques Beaulieu, réalisa plus de 5 000 opérations de ce type entre environ 1690 et 1719 ; le métier disparut à mesure que des chirurgiens hospitaliers formellement formés, puis des techniques plus sûres, prirent le relais.

Résurrectionniste

v. 1700–1832

La loi britannique n'autorisait les anatomistes à disséquer légalement que les corps de meurtriers exécutés — moins de 100 par an — bien loin de ce dont avait besoin un nombre croissant d'écoles d'anatomie, si bien que des « déterreurs » exhumaient des tombes fraîches pour vendre les corps aux écoles de médecine. Le trafic ne cessa qu'après que Burke et Hare, à Édimbourg, eurent assassiné au moins seize personnes pour les vendre comme spécimens en 1828, ce qui provoqua l'Anatomy Act britannique de 1832, légalisant le don de corps non réclamés.