Pendant deux siècles après le grand incendie de Londres, une grande part de la lutte britannique fut un service privé par abonnement : des brigades uniformées d'assureurs protégeant les bâtiments affichant la plaque de plomb de leur compagnie, et des récits — en partie embellis — de crews qui se retiraient devant les maisons non assurées. L'inefficacité du système devint indéfendable ; les compagnies fusionnèrent leurs brigades sous James Braidwood en 1833, et le Metropolitan Fire Brigade Act fit enfin de la lutte londonienne un service public en 1866.
Pompier de brigade d'assurance n’existe plus comme métier vivant. Voici ce qui l’a effacé, et quelle profession a repris le travail.
Brigades d'assurance et pompes manuelles
La catastrophe de Londres de 1666 produisit l'assurance incendie, et l'assurance produisit des brigades : des hommes en uniforme de compagnie qui protégeaient les bâtiments portant la plaque de leur employeur. La technologie suivit l'argent — les engins londoniens de Richard Newsham des années 1720 utilisaient un réservoir d'air pour projeter un jet continu, et des villes de Philadelphie à New York les importèrent. La Union Fire Company de Benjamin Franklin en 1736 contribua à diffuser le modèle volontaire à travers l'Amérique, faisant de la compagnie d'incendie une institution sociale autant qu'un service.
Ce qui se passait alors
L'incendie de septembre 1666 détruit plus de 13 000 maisons et 87 églises. En moins d'un an, Nicholas Barbon fonde la première entreprise d'assurance incendie, et les assureurs déploient bientôt leurs propres brigades qui protègent les bâtiments affichant la plaque métallique de leur compagnie. Pendant un siècle et demi, une grande part de la lutte contre l'incendie à Londres est assurée par des compagnies privées concurrentes au service de clients payants.
Le magistrat Ōoka Tadasuke organise les townsmen d'Edo en 47 compagnies d'incendie nommées iroha, les machibikeshi, recrutées largement parmi les tobi — les ouvriers du bâtiment et échafaudeurs agiles capables de démolir des bâtiments pour couper les pare-feux. Le matoi de chaque compagnie, brandi sur un toit à côté du feu, marquait son terrain ; les hikeshi devinrent des héros populaires tatoués de la ville.
Après un incendie au bal de l'ambassade d'Autriche en juillet 1810 qui tue des invités célébrant le mariage de Napoléon pendant que la lutte contre l'incendie s'effondre dans la confusion, Napoléon signe un décret de 1811 créant les sapeurs-pompiers de Paris comme unité militaire sous discipline de l'armée. La brigade parisienne reste aujourd'hui une formation de l'armée de terre française, et celle de Marseille une unité de la Marine.
Édimbourg établit ce que l'on appelle souvent la première brigade municipale d'incendie au monde et confie le commandement à James Braidwood, 24 ans. Quelques semaines plus tard, le grand incendie d'Édimbourg la met à l'épreuve. Braidwood entraîne ses hommes la nuit, insiste pour entrer dans les bâtiments et attaquer le foyer plutôt que d'arroser depuis la rue, et publie en 1830 le premier manuel moderne de lutte contre l'incendie.
Où vit ce travail aujourd’hui
Le métier qui court vers ce que les autres fuient — des vigiles de Rome et porteurs de matoi d'Edo aux équipes de feux de forêt et gardes de secours vingt-quatre heures d'aujourd'hui.
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