Pendant près de quatre millénaires, les cours de l'Égypte à Versailles gardaient un officier chargé de verser le vin du souverain et de le goûter le premier contre le poison. En France, le Grand Échanson comptait parmi les grands officiers de la couronne, un poste tenu par la haute noblesse. La charge mourut avec les cours elles-mêmes — la Révolution française l'abolit en 1789 — ne laissant que son fantôme dans le rituel moderne du sommelier goûtant avant l'invité.
Échanson royal n’existe plus comme métier vivant. Voici ce qui l’a effacé, et quelle profession a repris le travail.
Syndicats, appellations et tastevin
Le métier se professionnalisa : les sommeliers parisiens syndiquèrent en 1907, la loi sur les appellations de 1935 transforma l'origine du vin en fait examinable, et la Confrérie des Chevaliers du Tastevin de Bourgogne, fondée en 1934, revêtit la coupe de dégustation de robes cérémonielles. L'acte définitif de cave de l'époque fut défensif — en 1940, le personnel de La Tour d'Argent murait le meilleur de sa vaste cave derrière des briques pour la cacher aux Allemands occupants, et une grande partie survécut à la guerre.
Où vit ce travail aujourd’hui
Des échansons qui goûtaient le vin du roi aux professionnels du service en dégustation à l'aveugle : comment le sommelier a fait du service l'un des métiers les plus exigeants de l'hôtellerie.
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