Les premiers robots industriels comme Unimate étaient programmés par un spécialiste qui saisissait physiquement le bras et le guidait à travers les mouvements exacts qu'un travail exigeait, enregistrant la trajectoire sur un tambour magnétique pour relecture. La programmation hors ligne liée à la CAO et les logiciels de simulation, standard dans les années 1990, déplacèrent ce travail du sol d'usine vers un écran.
Programmeur par apprentissage au pendant n’existe plus comme métier vivant. Voici ce qui l’a effacé, et quelle profession a repris le travail.
Robots sur le papier, dans la fiction et dans les brevets
Pendant quatre décennies, « robot » existait surtout comme idée. La pièce de 1921 de Karel Čapek imaginait des ouvriers fabriqués se révoltant contre leurs créateurs ; les Trois Lois de la robotique d'Isaac Asimov, introduites dans sa nouvelle « Runaround » de 1942, donnaient à l'idée fictive un cadre éthique des décennies avant qu'une machine en ait besoin. Le travail d'ingénierie réel fut plus discret : les machines-outils à commande numérique du début des années 1950 prouvèrent qu'une machine pouvait suivre un programme stocké au lieu de la main d'un opérateur humain, et le brevet de 1954 de George Devol pour un bras mécanique reprogrammable orienta cette idée vers la manipulation à usage général pour la première fois.
Ce qui se passait alors
La pièce Rossum's Universal Robots de Karel Čapek est créée à Prague le 25 janvier 1921, introduisant le mot « robot » — inventé par son frère, le peintre Josef Čapek — du tchèque « robota », signifiant travail forcé.
George Devol dépose un brevet pour « Programmed Article Transfer », décrivant un bras robotique reprogrammable contrôlé par des instructions stockées — le concept derrière Unimate, accordé en 1961.
Le premier Unimate, construit par la société Unimation de Devol et Joseph Engelberger, est installé dans une fonderie GM du New Jersey, soulevant et empilant des pièces métalliques chaudes — le premier robot industriel sur une ligne de production.
Victor Scheinman conçoit le Stanford Arm au laboratoire d'IA de l'université Stanford, le premier bras robotique construit spécifiquement pour le contrôle informatique plutôt qu'adapté de machines industrielles.
Où vit ce travail aujourd’hui
Conçoit les machines qui perçoivent, décident et agissent dans le monde physique — où le vrai défi n'a jamais été l'intelligence, mais le monde lui-même.
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