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Vendeur de l'heure — un métier disparu

Vendeur de l'heure (1836 – 1940) — Avant les signaux radio, les observatoires étaient d'où venait l'heure : Greenwich laissa tomber sa boule horaire publique à partir de 1833 pour que les navires sur la Tamise puissent régler leurs chronomètres. La famille Belville en fit un commerce — John Belville

Vendeur de l'heure n’existe plus comme métier vivant. Voici ce qui l’a effacé, et quelle profession a repris le travail.

1836 – 1940

Avant les signaux radio, les observatoires étaient d'où venait l'heure : Greenwich laissa tomber sa boule horaire publique à partir de 1833 pour que les navires sur la Tamise puissent régler leurs chronomètres. La famille Belville en fit un commerce — John Belville, puis sa fille Ruth, transportaient chaque semaine un chronomètre de poche surnommé Arnold depuis Greenwich jusqu'aux abonnés londoniens, vendant l'heure elle-même. Ruth Belville faisait encore ses tournées en 1940, à quatre-vingts ans, lorsque l'horloge parlante au téléphone mit fin au métier.

1600 – 1800

Le télescope change la question

Le télescope de Galilée fit du ciel un lieu avec des paysages plutôt qu'un motif de lumières ; les lois de Kepler transformèrent les tables planétaires en physique ; le Principia de Newton de 1687 expliqua les deux à la fois. Des observatoires nationaux à Paris (1667) et Greenwich (1675) mirent les astronomes à la solde de l'État pour fixer longitude et temps, et en 1781 un musicien hanovrien en Angleterre, William Herschel, doubla la taille connue du système solaire en découvrant Uranus depuis son jardin.

Ce qui se passait alors

1838 Bessel mesure la distance d'une étoile

À Königsberg, Friedrich Bessel mesura la parallaxe annuelle de l'étoile 61 Cygni : environ un tiers de seconde d'arc, la plaçant à une dizaine d'années-lumière. La mesure — que Thomas Henderson et Wilhelm Struve faillirent presque devancer — mit fin à un débat vieux de deux mille ans sur la possibilité de connaître les distances aux étoiles.

1912 La loi de Leavitt crée la règle cosmique

À partir de plaques photographiques du Petit Nuage de Magellan, Henrietta Swan Leavitt, calculatrice à Harvard, montra que la période de pulsation d'une Céphéide révèle sa vraie luminosité, transformant les Céphéides en repères de distance. Toute distance cosmique mesurée depuis, y compris par Hubble, repose sur une relation publiée dans une circulaire de trois pages parue sous le nom du directeur de l'observatoire.

1929 L'univers s'étend

Avec le télescope de 100 pouces du mont Wilson, des décalages vers le rouge largement mesurés par Vesto Slipher et Milton Humason, et la loi de Leavitt pour les distances, Edwin Hubble montra que les galaxies s'éloignent à des vitesses proportionnelles à leur distance. Georges Lemaître avait dérivé la même loi théoriquement en 1927 dans une revue belge en français ; en 2018, l'UAI vota pour la renommer loi de Hubble-Lemaître.

1967 Bell Burnell trouve les pulsars

Le 28 novembre 1967, l'étudiante en doctorat de Cambridge Jocelyn Bell Burnell confirma qu'un quart de pouce de « bruit » récurrent sur le papier de son relevé radio était une source pulsant toutes les 1,337 secondes — le premier pulsar, une étoile à neutrons en rotation. Le prix Nobel de 1974 pour la découverte revint à son directeur Antony Hewish, une omission encore discutée.

Où vit ce travail aujourd’hui

Le scientifique qui mesure l'univers, des tablettes d'argile babyloniennes aux télescopes spatiaux, et qui décide encore aujourd'hui quelle fluctuation dans les données est une découverte.

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