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Chevalier de tournoi — un métier disparu

Chevalier de tournoi (c. 1100 – 1600) — Les tournois médiévaux formaient un circuit professionnel : les chevaliers tournaient entre les épreuves, et les vainqueurs prenaient chevaux, armures et rançons de ceux qu'ils désarçonnaient. Guillaume le Maréchal, plus tard régent d'Angleterre, bâtit sa fort

Chevalier de tournoi n’existe plus comme métier vivant. Voici ce qui l’a effacé, et quelle profession a repris le travail.

c. 1100 – 1600

Les tournois médiévaux formaient un circuit professionnel : les chevaliers tournaient entre les épreuves, et les vainqueurs prenaient chevaux, armures et rançons de ceux qu'ils désarçonnaient. Guillaume le Maréchal, plus tard régent d'Angleterre, bâtit sa fortune initiale ainsi — sa biographie prétend cinq cents chevaliers capturés. La poudre à canon rendit la cavalerie lourde obsolète, et après que le roi Henri II de France fut mortellement transpercé par une lance au visière lors d'un joute à Paris en 1559, le sport glissa vers la cérémonie et l'extinction.

393 – 1850

Mécènes, prix et champions de foire

Le sport payé survécut à la fin des Jeux olympiques sous des formes éparses. Les chevaliers de tournoi médiévaux vivaient de rançons et de prix — on dit que Guillaume le Maréchal captura cinq cents chevaliers dans sa carrière. Les cours Tudor employaient des maîtres de tennis réel salariés ; les professionnels de cricket anglais du XVIIIe siècle jouaient pour les paris de mécènes aristocratiques ; les boxeurs à poings nus comme James Figg, célébré comme premier champion d'Angleterre depuis 1719, attiraient d'immenses foules. La société respectable savourait le spectacle tout en classant les acteurs à peine au-dessus des vagabonds.

Où vit ce travail aujourd’hui

Le corps comme carrière : des victorieux couronnés d'Olympie aux stars mondiales d'aujourd'hui, une profession brève, brutale et à gains concentrés, suivie par des milliards.

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