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🚇 Enquêtes · Convicted

attentat au sarin du métro de Tokyo

Le 20 mars 1995, des membres d'Aum Shinrikyo répandirent du sarin dans des rames du métro de Tokyo, tuant 13 personnes ; l'enquête et les procès refirent le droit japonais de la sécurité.

Also called: Aum Shinrikyo 1995 · 20 mars 1995

Station Kasumigaseki, Tokyo Metro, près des sites de l'attentat du 20 mars 1995
陸上自衛隊 ( Japan Ground Self-Defense Force ) · CC BY 4.0 · Wikimedia Commons

Le matin du 20 mars 1995, des membres du nouveau mouvement religieux Aum Shinrikyo répandirent l'agent neurotoxique sarin dans cinq rames du métro de Tokyo convergeant vers le quartier gouvernemental de Kasumigaseki. La police métropolitaine de Tokyo traita ensuite 13 morts comme officiels après qu'une enquête d'indemnisation de 2008 eut ajouté un décès au premier décompte de 12 ; un 14e décès fut consigné en 2020. Plusieurs milliers de personnes cherchèrent un traitement — des chiffres d'environ 5 500 à 6 300 apparaissent dans des enquêtes policières et ultérieures. Cette page ne décrit pas les blessures ni comment l'agent fut fabriqué ou répandu.

L'attentat fut une enquête pénale et de terrorisme, non une guerre. La police se dirigeait déjà vers Aum après l'affaire de sarin de Matsumoto de juin 1994 (huit morts) et des crimes antérieurs, y compris le meurtre en 1989 de l'avocat Tsutsumi Sakamoto et de sa famille. Asahara Shoko, né Matsumoto Chizuo, fut arrêté le 16 mai 1995. Il fut condamné à mort en 2004 ; la peine devint définitive en 2006. Lui et d'autres condamnés d'Aum furent exécutés à partir du 6 juillet 2018.

Les suites juridiques inclurent la révocation du statut de corporation religieuse d'Aum, une révision de 1995 de la Religious Corporations Act, et la loi de 1999 sur le contrôle des organisations ayant commis des actes de meurtre de masse indiscriminé. Des groupes successeurs restent sous surveillance de sécurité publique. La mémoire francophone cadrera Aum comme une « secte apocalyptique » qui acheva la réputation de sûreté publique du Japon.

Date20 mars 1995
Morts13 officiels (2008)
GroupeAum Shinrikyo
RéseauTokyo Metro
ChefAsahara exéc. 2018
StatutCondamné

Dossier scores

901885888680
  • Notoriety 90
  • Mystery 18
  • Scale 85
  • Evidence 88
  • Legal impact 86
  • Culture 80
Notoriety
90
Mystery
18
Scale
85
Evidence
88
Legal impact
86
Culture
80

Un crime de métro et un long procès

Tokyo le 20 mars 1995 est l'enquête type dans laquelle des arrestations, des identifications chimiques et une décennie de procès laissèrent presque aucun mystère — et refirent encore la manière dont le Japon surveille les corporations religieuses.

Ce que le dossier public dit qu'il se passa

Cinq rejets coordonnés eurent lieu sur des lignes de la Teito Rapid Transit Authority (aujourd'hui Tokyo Metro) pendant la pointe du lundi, visant des rames passant Kasumigaseki, le quartier des ministères. Le personnel des stations et des passagers furent parmi les morts. Les hôpitaux traitèrent des milliers de personnes pour exposition. La page s'arrête à cette séquence publique.

Le sarin avait déjà été employé à Matsumoto le 27 juin 1994. Cette affaire antérieure, une fois liée, montra Aum comme un groupe disposé à employer un agent chimique interdit contre une population intérieure. L'attentat du métro est donc le second crime au sarin daté du dossier, non une expérience isolée.

Du raid à l'arrestation

La police perquisitionna des installations d'Aum à partir du 22 mars 1995, y compris le complexe de Kamikuishiki à Yamanashi. Elle arrêta plus de 200 membres au fil des mois suivants. Asahara fut trouvé à Kamikuishiki le 16 mai. Des matériaux saisis et des aveux ultérieurs construisirent un dossier de procès que les reporters francophones résumèrent comme un « laboratoire de secte » sans avoir besoin d'une recette.

Les enquêteurs rouvrirent aussi les meurtres de la famille Sakamoto de novembre 1989 et d'autres crimes d'Aum. L'affaire du métro devint le centre d'un dossier d'entreprise criminelle plus large : des meurtres antérieurs, l'attentat de Matsumoto, et l'opération du 20 mars ordonnée alors que la pression policière se resserrait.

Des procès qui durèrent une génération

Les tribunaux japonais condamnèrent Asahara à mort en février 2004 sur treize chefs y compris l'attentat du métro. La Cour suprême rejeta son dernier appel en 2006. D'autres membres seniors reçurent la mort ou la perpétuité. Environ 190 membres d'Aum furent condamnés dans des affaires connexes ; treize peines de mort furent finalement exécutées en juillet 2018 après que le dernier appel connexe se fut achevé.

Le statut de corporation religieuse d'Aum fut retiré en 1995. Le groupe se rebaptisa ensuite Aleph ; des scissions apparurent. La loi de contrôle des organisations de 1999 créa un régime de surveillance en deçà d'une interdiction générale. Les rapports de l'Agence d'intelligence de la sécurité publique sur les organes successeurs font partie du dossier vivant.

Le droit après un attentat chimique en temps de paix

La Religious Corporations Act fut amendée en décembre 1995 pour renforcer le contrôle officiel des personnes juridiques religieuses. Des ajustements séparés sur les armes chimiques et l'antiterrorisme suivirent dans le statut japonais à la fin des années 1990. La loi de contrôle de 1999 est l'outil organisationnel spécifique visant les structures restantes d'Aum.

L'indemnisation des victimes et le suivi médical produisirent l'enquête de 2008 qui éleva les morts officiels de 12 à 13. La mémoire francophone mentionne rarement cette enquête ; elle imprime encore « 12 morts » des dépêches de 1995. Des chiffres officiels datés importent ici autant que dans un dossier de désastre.

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Questions fréquentes

Que s'est-il passé le 20 mars 1995 ?
Des membres d'Aum Shinrikyo répandirent du sarin dans cinq rames du métro de Tokyo pendant la pointe du matin vers Kasumigaseki. Treize personnes furent ensuite comptées comme morts officiels (douze d'abord ; un ajouté après une enquête de 2008). Des milliers cherchèrent des soins. Cette page ne décrit pas la méthode de rejet.
Qui fut condamné ?
Asahara Shoko (Matsumoto Chizuo) et un groupe de membres seniors furent condamnés. La peine de mort d'Asahara devint définitive en 2006 ; il fut exécuté le 6 juillet 2018 avec d'autres condamnés d'Aum. Environ 190 membres furent reconnus coupables dans des affaires connexes. Le statut est convicted, non unsolved.
Était-ce une guerre ?
Non. C'était une affaire pénale et de terrorisme intérieure contre un système de transport civil. Elle appartient à une famille d'enquêtes, non à un dossier de guerres.
Qu'était Aum Shinrikyo ?
Un nouveau mouvement religieux japonais fondé dans les années 1980 par Matsumoto Chizuo, qui prit le nom d'Asahara. Il mêla un langage bouddhiste et hindou à un enseignement apocalyptique et, dans son noyau criminel, organisa des meurtres et deux attentats au sarin. Après 2000, le principal organe successeur employa le nom Aleph.
Quelle fut l'affaire de Matsumoto ?
Le 27 juin 1994, du sarin fut employé à Matsumoto, préfecture de Nagano, tuant huit personnes. Une fois liée à Aum, elle devint le crime chimique antérieur dans la même famille d'enquête que le 20 mars 1995.
Quelles lois changèrent ?
Le statut de corporation religieuse d'Aum fut révoqué. La Religious Corporations Act fut révisée en 1995. La loi de 1999 sur le contrôle des organisations ayant commis des actes de meurtre de masse indiscriminé créa une surveillance continue des groupes successeurs.
Quand eurent lieu les exécutions ?
Asahara et six autres furent exécutés le 6 juillet 2018 après que la ministre de la Justice Yoko Kamikawa eut signé les ordres. D'autres exécutions d'Aum suivirent plus tard ce mois-là. Treize peines de mort du dossier Aum furent exécutées.
Reste-t-il un mystère ?
Très peu sur l'auteur. Les questions ouvertes sont les soins médicaux ultérieurs, la manière dont les groupes successeurs sont surveillés, et la manière dont le français dit encore « 12 morts » des dépêches de la première semaine.

Encyclopédie de registre public. Pas un conseil juridique, pas un mode d’emploi. Les guerres sont ailleurs.

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