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⛵ Mary Celeste

Récit de l’abandon du Mary Celeste, 1872

Comment le brick-goélette Mary Celeste quitta New York, fut trouvé vide près des Açores et devint une affaire de sauvetage à Gibraltar.

Le récit que l’on peut tenir d’après les dépositions est un voyage commercial, un abordage et un tribunal qui paya un sauvetage sans cause.

Le récit que la culture francophone préfère est un repas chaud et un fantôme. Cette page conserve l’ardoise du journal et l’embarcation manquante.

Beats

  1. New York pour Gênes

    Briggs chargea de l’alcool dénaturé et appareilla le 7 novembre 1872 avec sa famille et sept hommes. Le voyage était une affaire d’assurance ordinaire jusqu’à la dernière note d’ardoise au large des Açores.

  2. Une vue à vide

    Le Dei Gratia trouva le Mary Celeste sous voile, l’aborda et ne trouva personne. L’embarcation était partie. Le navire pouvait encore être manœuvré.

  3. Un équipage de prise vers Gibraltar

    Deveau et un petit groupe amenèrent le dérivant. Le droit de sauvetage, non le folklore, gouverna la suite.

  4. L’audience de Solly-Flood

    L’attorney general chercha un crime. Les experts et les témoignages ne lui donnèrent pas un meurtre qu’il pût prouver. Le tribunal attribua un sauvetage réduit.

  5. Doyle et la postérité

    La nouvelle de 1884 rebaptisa le navire et ajouta une intrigue. Le français ultérieur traita souvent la fiction comme le dossier.

Le récit qui reste honnête est non élucidé. Le fantôme est un magazine.

Encyclopédie de registre public. Pas un conseil juridique, pas un mode d’emploi. Les guerres sont ailleurs.

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