L'objectif est élémentaire : parcourir la distance de course dans la nage prescrite plus vite que tous les autres, en touchant le mur en premier. Une compétition de natation est une série de courses individuelles et de relais (épreuves) disputées dans un bassin divisé en 8 à 10 couloirs. Chaque épreuve précise une nage et une distance, par exemple le 100 m papillon ou le 400 m quatre nages, et les nageurs sont classés selon leur temps d'engagement. Le vainqueur est simplement l'athlète dont la main ou le corps touche la plaque électronique en premier, chronométré automatiquement au centième de seconde.
Lors des grandes compétitions, chaque épreuve se déroule sur plusieurs tours. Les nageurs disputent d'abord des séries (préliminaires) ; les plus rapides accèdent aux demi-finales pour les épreuves de 50 m à 200 m puis à une finale à huit couloirs, tandis que les épreuves de 400 m et plus passent souvent directement des séries à une finale chronométrée. La répartition des couloirs récompense les qualifiés les plus rapides avec les couloirs centraux (4 et 5), où l'eau est la plus calme. Les relais ajoutent une dimension collective : quatre nageurs effectuent chacun une portion égale, les suivants calant leur plongeon sur le touché du coéquipier précédent.
Le score en bref
Règles de base
Les quatre nages et le quatre nages individuel
La compétition se dispute sur quatre nages. La nage libre (crawl) est la plus rapide et autorise n'importe quel style. Le dos se nage sur le dos. La brasse utilise un battement de jambes simultané en grenouille et une traction de bras symétrique. Le papillon exige un retour aérien simultané des deux bras au-dessus de l'eau avec un battement de dauphin. Le quatre nages individuel (4N) combine les quatre dans un ordre fixe, papillon, dos, brasse, nage libre, sur 200 m ou 400 m. Les relais quatre nages inversent l'ordre en dos, brasse, papillon, nage libre, car le relayeur de dos doit partir dans l'eau.
Les départs
La nage libre, la brasse et le papillon débutent par un plongeon avant depuis un plot de départ muni d'une cale de pied inclinée. Les départs de dos et de relais quatre nages en dos se font dans l'eau, les nageurs agrippant les poignées du plot avec les pieds contre le mur. Selon la règle du départ unique adoptée par la FINA en 1998, tout nageur qui bouge avant le signal de départ est immédiatement disqualifié, sans seconde chance. Les commandements du starter sont 'à vos marques', suivi de la tonalité et du flash lumineux, et le temps de réaction est mesuré à partir de ce signal.
Virages et arrivées
Les virages et arrivées sont spécifiques à chaque nage et strictement surveillés. En nage libre et au dos, un nageur peut effectuer une culbute (virage roulé), en touchant le mur avec les pieds. La brasse et le papillon exigent un touché simultané des deux mains à chaque virage et à l'arrivée. Les nageurs de dos doivent rester sur le dos sauf pendant un virage à traction unique autorisé. Chaque touché de mur doit être légal et complet ; un touché illégal ou manqué, ou quitter le mur trop tôt sur le ventre en brasse, entraîne la disqualification par le juge de virage ou de nage.
La nage libre et la limite des 15 mètres
En nage libre, un nageur peut utiliser n'importe quelle nage et en changer à volonté, c'est pourquoi tout le monde nage le crawl. La seule contrainte universelle est la règle des 15 mètres : après le départ et chaque virage, la tête du nageur doit franchir la surface avant la marque des 15 mètres. Cela plafonne la phase de battement de dauphin sous l'eau, qui serait sinon plus rapide que la nage en surface. Une partie du corps du nageur doit toucher le mur à la fin de chaque longueur, et le nageur doit rester en surface sauf lors des virages.
Règles du dos
Les nageurs de dos doivent rester sur le dos en permanence, sauf pendant le virage. Au départ et à chaque mur, ils peuvent parcourir jusqu'à 15 mètres sous l'eau, généralement en battement de dauphin, avant que la tête ne fasse surface. Pour virer, un nageur peut pivoter sur le ventre pour une traction de bras continue unique qui initie une culbute, puis pousser sur le dos. Un plot de dos, une cale ajustable sur la plaque de touche introduite en 2015, offre une prise pour les pieds au départ. À l'arrivée, les nageurs doivent toucher tout en restant sur le dos.
Règles de la brasse
La brasse est la nage la plus technique et la plus pénalisée. Les mouvements des bras et des jambes doivent être simultanés et dans le même plan horizontal, sans alternance ni ciseau. Après le départ et chaque virage, une seule traction sous l'eau est autorisée, accompagnée d'un unique battement de dauphin vers le bas, légalisé en 2005, avant que la tête ne fasse surface pendant la première traction de bras. Le touché à chaque mur et à l'arrivée doit être effectué des deux mains simultanément, au niveau, au-dessus ou en dessous de la surface. Tout mouvement asymétrique entraîne la disqualification.
Règles du papillon
Au papillon, les deux bras doivent revenir en avant ensemble au-dessus de l'eau et tirer simultanément vers l'arrière, tandis que les jambes effectuent un battement de dauphin simultané ; les mouvements de jambes façon brasse sont interdits. Les nageurs peuvent battre en dauphin sous l'eau jusqu'à 15 mètres après chaque mur. Chaque virage et l'arrivée exigent un touché simultané des deux mains. Cette nage, développée comme variante de la brasse dans les années 1930 et séparée en épreuve distincte au milieu des années 1950, est la deuxième plus rapide et la plus éprouvante physiquement sur la durée.
Couloirs, classement et disqualification
Chaque nageur se voit attribuer un couloir et doit y rester ; les lignes d'eau munies de flotteurs colorés amortissent le sillage entre concurrents. Gêner un autre nageur, tirer sur la ligne d'eau, ou marcher au fond du bassin pour gagner un avantage entraîne la disqualification. Les officiels, un arbitre, un starter, des juges de nage et des juges de virage, font respecter les règles, et la plaque de chronométrage électronique est le juge principal de l'ordre d'arrivée. Lors des grandes compétitions, les temps au centième de seconde déterminent les classements, et le bassin doit être homologué pour ratifier un record du monde.
Fautes et pénalités
Faux départ
Depuis 1998, un seul faux départ entraîne la disqualification : tout nageur qui amorce un mouvement avant le signal de départ est éliminé, sans avertissement ni nouvelle tentative. Cette règle a remplacé l'ancien système à deux faux départs qui tolérait une première infraction. Les échanges de relais sont surveillés de la même manière, les pieds du relayeur sortant doivent rester sur le plot jusqu'au touché du coéquipier entrant, vérifié à 0,03 seconde près par des capteurs sur la plaque, et un départ anticipé disqualifie toute l'équipe.
Infractions de nage et de battement
Chaque nage comporte des mouvements illégaux qui lui sont propres. Un ciseau ou un battement de crawl en brasse, une traction de bras alternée (non simultanée) au papillon, ou un touché d'une seule main quand un touché à deux mains est requis, entraînent tous une disqualification par le juge de nage. En brasse, plus d'un battement de dauphin pendant la traction sous l'eau, ou une tête qui ne fait pas surface pendant le premier cycle de bras, est illégal. Ces décisions sont fréquentes et ont éliminé des favoris en finale olympique.
Infraction à la règle des 15 mètres sous l'eau
Après chaque départ et virage, la tête d'un nageur doit franchir la surface avant la marque des 15 mètres en nage libre, dos et papillon (la brasse est régie par sa propre règle de traction unique). Rester sous l'eau au-delà de 15 mètres, une tentation car le battement de dauphin peut être plus rapide que la nage en surface, entraîne une disqualification immédiate. Des repères de distance sur la ligne d'eau et des juges en bordure de bassin surveillent la limite. Cette règle existe précisément parce que la phase sous-marine est si rapide qu'elle dominerait sinon la course.
Virage ou touché d'arrivée illégal
Le mur doit être touché légalement à chaque virage et à l'arrivée. En brasse et papillon, cela signifie les deux mains arrivant simultanément ; un décalage, un touché à une main, ou un mur manqué lors d'un virage entraînent une disqualification. Les nageurs de dos ne doivent pas quitter le mur en ayant tourné au-delà de la verticale vers le ventre, sauf dans le virage à traction unique autorisé, et doivent terminer sur le dos. Des juges de virage à chaque extrémité surveillent chaque mur, et la vidéo peut confirmer une décision.
Gêne ou sortie de couloir
Un nageur doit rester dans le couloir attribué et ne doit pas gêner un adversaire ; nager en travers d'une ligne d'eau, empiéter sur un autre couloir, ou entraver un rival entraînent la disqualification. Tirer sur la ligne d'eau pour gagner de la vitesse est illégal, tout comme marcher au fond du bassin pour avancer, bien qu'un nageur puisse se tenir debout. En eau libre, la gêne délibérée, la traction ou le contact dangereux sont sanctionnés par des avertissements au drapeau jaune, des pénalités de temps ou une disqualification par les arbitres sur l'eau.
Format de match
Une compétition en bassin se déroule sur plusieurs tours. Dans les épreuves individuelles de 50 m à 200 m, les nageurs disputent des séries le matin, les 16 meilleurs accèdent aux demi-finales du soir, et les 8 plus rapides atteignent la finale ; les épreuves de 400 m, 800 m et 1 500 m passent généralement directement des séries à une finale chronométrée, les places de médaille étant réglées en comparant les temps entre séries. Le tirage des couloirs place les plus rapides dans les couloirs centraux 4 et 5. Une course peut durer d'environ 21 secondes (50 m nage libre messieurs) à près de 14 minutes et demie (1 500 m nage libre messieurs).
Le vainqueur est le nageur dont le touché s'enregistre en premier sur la plaque électronique, résolu au centième de seconde ; si deux nageurs sont à égalité au centième, une égalité parfaite est déclarée et l'or est partagé, car les classements ne sont pas départagés au millième. Les relais sont réglés de la même manière sur le cumul des quatre relais. Aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde, un programme complet s'étend sur environ huit jours et plus de 35 épreuves, les records du monde n'étant ratifiés que s'ils sont établis dans un bassin homologué avec un chronométrage approuvé et des contrôles antidopage.
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