La rue seule destitua la présidente.
Les foules créèrent une pression. L'Assemblée nationale destitua ; la Cour constitutionnelle destitua. La procédure est le dossier.
Ce qui reste ouvert après la grâce de 2021, quels mythes la couverture francophone répète encore, et comment les bougies furent cadrées à l'étranger.
Les condamnations sont closes comme constatations. La justice de la grâce n'est pas close comme argument.
Le français préfère encore une mystique et une révolution à une tablette, un vote et un banc.
La rue seule destitua la présidente.
Les foules créèrent une pression. L'Assemblée nationale destitua ; la Cour constitutionnelle destitua. La procédure est le dossier.
Park ne fut jamais condamnée.
Elle fut condamnée en 2018. La grâce de 2021 est une clémence, non un acquittement.
Choi était une chamane dirigeant l'État.
La copie raspoutinienne francophone sur-mystifia un scandale d'argent politique. Les tribunaux jugèrent influence et fonds, non un office surnaturel.
C'était une révolution violente.
Les principaux événements aux bougies étaient des protestations de masse pacifiques. Le résultat était constitutionnel, non militaire.
Le Monde, l'AFP et la RTBF employèrent révolution comme éloge d'une capacité civique pacifique. Le mot peut induire à imaginer un régime nouveau écrit sur la place plutôt qu'un arrêt judiciaire du 10 mars.
Les rédacteurs de Paris et de Montréal tendirent la main vers des vilains familiers. Watergate partage « un président tombe après un scandale » et peu d'autre en procédure. Raspoutine partage « confidente » et presque rien d'autre.
Les Échos et Le Temps classent encore le scandale sous le gouvernement des chaebol. Cette lentille est réelle et partielle : elle peut cacher Gwanghwamun et la Cour constitutionnelle derrière une note de fusion.
Le scandale Park-Choi reste une affaire condamnée dont la vie ultérieure francophone est des photographies de bougies, des métaphores empruntées et une grâce qui n'a pas désécrit les tribunaux.
Encyclopédie de registre public. Pas un conseil juridique, pas un mode d’emploi. Les guerres sont ailleurs.