Skip to content
P Coups d’État

Révolution des œillets

Le coup d’État du MFA du 25 avril 1974 qui a mis fin à l’Estado Novo avec des œillets dans les canons des fusils – une junte contre une dictature, pas un manuel.

Histoire éducative. Les chiffres de pertes sont des fourchettes documentées. Ce n’est pas un conseil opérationnel, ni un classement de nations, ni un mode d’emploi des armes ou des coups d’État.

Foules et œillets à Lisbonne, 25 avril 1974
Unknown author Unknown author · CC BY 4.0 · Wikimedia Commons

Aux premières heures du 25 avril 1974, le Mouvement des forces armées portugaises (MFA) renversa l'Estado Novo de Marcelo Caetano, la dictature que Salazar avait bâtie. Une chanson interdite, « Grandola, Vila Morena », a été diffusée à la radio en guise de signal. Les troupes ont sécurisé Lisbonne sans presque aucun combat. Les foules mettent des œillets rouges dans les canons de leurs fusils – l’image qui a donné son nom à la révolution.

Quatre personnes sont mortes lorsque la police du régime a tiré sur la foule. Caetano se rend à la caserne Carmo au général Spinola. Les guerres coloniales en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau -- la blessure des officiers -- se sont soldées par une ruée vers les indépendances (1974-75) et par des décolonisations chaotiques, parfois violentes, notamment en Angola.

L’intensité dans cet atlas est proche du plancher : un coup d’État qui a refusé un bain de sang chez nous. L'impact politique a été réel : la démocratie au Portugal, la fin de la dernière grande guerre coloniale d'Europe et un PREC (processus révolutionnaire en cours) qui a effrayé les alliés de l'OTAN jusqu'à la constitution de 1976. La mémoire anglaise est une jolie fleur et une chanson folklorique proche de l’Eurovision. Cette page garde les guerres en Afrique dans le paragraphe. Ce n'est pas un comment faire.

Jour25 avril 1974
MouvementMAE (Mouvement des Forces Armées)
Chanson de signalisationGrandola, Vila Morena
RégimeEstado Novo / Caetano
Guerres colonialesTerminé avec l'indépendance 1974-75
Décès ce jour4 (feu du régime)

Profil

161215105848
Échelle
16
Intensité
12
Durée
15
Bascule technique
10
Impact politique
58
Mémoire culturelle
48

Deep introduction

Une chanson radiophonique, une fleur et trois guerres africaines

Le 25 avril a été doux à Lisbonne parce qu'il a été épuisé en Guinée, en Angola et au Mozambique – un coup d'État militaire contre une guerre à laquelle la dictature ne mettrait pas fin.

Pourquoi les capitaines

Une décennie de guerres africaines, un système politique fermé et des officiers subalternes incapables de voir une victoire militaire ont donné naissance au MFA. Le livre de Spinola, Portugal and the Future (1974), a brisé le discours public.

Il s’agit d’une cause politico-militaire, pas d’une liste de tactiques.

Le jour

Le plan opérationnel d'Otelo Saraiva de Carvalho a déplacé des unités vers Lisbonne. La reddition de Carmo a été télévisée. Les œillets étaient une improvisation civile sur une saisie presque sans effusion de sang.

Quatre morts dans les incendies du PIDE/DGS restent le bilan de la journée – le chiffre le plus bas n'est pas nul.

PREC et décolonisation

Les années 1974-1976 ont été marquées par des nationalisations, des occupations de terres et une quasi-absence de conflit civil. L'indépendance de l'Angola est devenue une guerre froide. Des retornados ont inondé le Portugal.

L'OTAN a observé avec inquiétude la révolution d'un État membre ; la constitution de 1976 a instauré une démocratie.

Souvenir d'un doux coup d'État

Le 25 avril est une fête civique portugaise. Les écrits de voyage anglais conservent les fleurs et laissent tomber les morts africains de la décennie précédente. Cet atlas ne le sera pas.

Le souvenir d'un coup d'État en douceur reste daté : 1974-04-25 (capitulation de Carmo) à Lisbonne et dans les forces armées portugaises ; répliques en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau. Salgueiro Maia (Capitaine au sol) est un témoin nommé -- Le jeune officier télévisé de Carmo -- un visage populaire des capitaines. Fourchette de coûts : quatre morts à cause des tirs résiduels du régime ; une crise célèbre qui a mis fin à une dictature et à une guerre coloniale. Une encyclopédie, pas une méthode.

Sept chapitres

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la révolution des œillets ?
Mouvement militaire du 25 avril 1974 qui a renversé la dictature portugaise avec très peu de tirs à Lisbonne. Les foules utilisaient des œillets rouges. Une démocratie et une décolonisation précipitée ont suivi.
Combien sont morts ce jour-là ?
Quatre personnes tuées par des tirs de la police du régime. Les guerres coloniales d’avant et la guerre angolaise d’après ont des bilans bien plus importants.
Pourquoi les officiers ont-ils déménagé ?
Ils ne pouvaient pas gagner ou mettre fin aux guerres africaines dans le cadre politique de l’Estado Novo. Le MFA était une révolte de capitaines contre une guerre et un régime fermé.
Qui l’a dirigé ?
Le MFA était collectif ; Opérations planifiées par Otelo ; Spinola a reçu la reddition et a brièvement dirigé la junte – puis s’est brouillé avec le processus vers la gauche.
Qu’est-il arrivé aux colonies ?
La Guinée-Bissau, le Mozambique et l'Angola sont devenus indépendants en 1974-75. L'Angola s'est effondré dans une longue guerre internationalisée. Des centaines de milliers de retornados sont arrivés au Portugal.
Était-ce un coup d’État de gauche ?
Elle ouvre une période révolutionnaire de gauche (PREC) puis une constitution pluraliste. Réduire le 25 avril à une seule idéologie passe à côté de la lassitude de guerre des capitaines.
Pourquoi « œillet » ?
Les civils ont déposé des fleurs dans les canons de leurs fusils. L'image est restée. Il ne s’agit pas d’un compte rendu complet de la décennie.
Est-ce un mode d'emploi ?
Non. Il s’agit d’un dossier historique sur le renversement d’une dictature.