Katrine Lunde
Thierry Omeyer
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Katrine Lunde mène dans 4 des 5 catégories. Notre classement de tous les temps place Katrine Lunde au n°4 et Thierry Omeyer au n°7.
Le dossier Katrine Lunde
La gardienne la plus titrée du handball et, en nombre de trophées, sans doute la joueuse la plus titrée toutes catégories confondues. Lunde a remporté l'or olympique avec la Norvège en 2008, 2012 et 2024, et décroché une médaille lors de cinq Jeux consécutifs, de Pékin à Paris, où elle a disputé la finale à 44 ans. Elle compte trois titres mondiaux, en 2011, 2015 et 2021, et une pile de Championnats d'Europe issue de la dynastie norvégienne qui a désormais remporté un record de dix couronnes d'Euro EHF. En club, elle a remporté la Ligue des champions sept fois avec trois employeurs différents : Viborg en 2009 et 2010, Gyor en 2013 et 2014, et Vipers Kristiansand en 2021, 2022 et 2023. Sa méthode est positionnelle plutôt qu'acrobatique - elle lit les hanches du tireur, se plante tôt et occupe un espace visuel considérable - et son bilan en duels de 7 mètres a décidé des finales pendant deux décennies. Sa sœur jumelle Kristine a joué à ses côtés en équipe de Norvège.
Le dossier Thierry Omeyer
Régulièrement désigné par ses pairs comme le meilleur gardien que le sport ait connu, et l'épine dorsale de l'équipe nationale la plus titrée jamais assemblée. Omeyer a remporté l'or olympique en 2008 et 2012 et l'argent en 2016, quatre titres mondiaux avec la France (2009, 2011, 2015 et 2017) et trois Championnats d'Europe (2006, 2010 et 2014), et a été élu meilleur joueur mondial de l'IHF en 2008, une récompense que les gardiens remportent presque jamais. En club, il a remporté la Ligue des champions quatre fois, une fois avec Montpellier et trois fois avec le THW Kiel, dont la saison 2011-2012 durant laquelle Kiel a remporté ses 34 matches de Bundesliga. Sa méthode était minimaliste : une position basse et large, presque aucun engagement précoce, et une volonté de laisser un coin visible pour inviter le tir qu'il avait préparé. Il terminait régulièrement les grands tournois avec des taux d'arrêt proches de quarante pour cent, le seuil informel qui sépare un très bon gardien d'un gardien capable de faire gagner un tournoi.