Ivano Balic
Thierry Omeyer
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Thierry Omeyer mène dans 3 des 3 catégories. Notre classement de tous les temps place Ivano Balic au n°6 et Thierry Omeyer au n°7.
Le dossier Ivano Balic
Pendant environ cinq ans au milieu des années 2000, le joueur le plus créatif jamais vu. Balic était un demi-centre qui bâtissait son jeu sur la feinte plutôt que la puissance - un pas arrière qui figeait toute une ligne défensive, une passe sans regard vers un pivot qu'il ne pouvait matériellement pas voir - et il a été élu meilleur joueur mondial de l'IHF en 2003 et 2006. Il a été le meilleur joueur du Championnat du monde 2003, remporté par la Croatie à domicile à Zagreb, et du tournoi olympique d'Athènes 2004, également remporté par la Croatie. Avec lui comme pivot du jeu, la Croatie a ajouté l'argent mondial en 2005 et 2009 et l'argent européen en 2008 et 2010, une série de quasi-titres qui aurait défini un joueur moindre. Lors d'un sondage en ligne de l'IHF en 2010, il a été élu meilleur joueur de handball de tous les temps, un verdict qui en dit autant sur sa manière de jouer que sur son palmarès. Les entraîneurs montrent encore ses images pour enseigner la valeur de la pause.
Le dossier Thierry Omeyer
Régulièrement désigné par ses pairs comme le meilleur gardien que le sport ait connu, et l'épine dorsale de l'équipe nationale la plus titrée jamais assemblée. Omeyer a remporté l'or olympique en 2008 et 2012 et l'argent en 2016, quatre titres mondiaux avec la France (2009, 2011, 2015 et 2017) et trois Championnats d'Europe (2006, 2010 et 2014), et a été élu meilleur joueur mondial de l'IHF en 2008, une récompense que les gardiens remportent presque jamais. En club, il a remporté la Ligue des champions quatre fois, une fois avec Montpellier et trois fois avec le THW Kiel, dont la saison 2011-2012 durant laquelle Kiel a remporté ses 34 matches de Bundesliga. Sa méthode était minimaliste : une position basse et large, presque aucun engagement précoce, et une volonté de laisser un coin visible pour inviter le tir qu'il avait préparé. Il terminait régulièrement les grands tournois avec des taux d'arrêt proches de quarante pour cent, le seuil informel qui sépare un très bon gardien d'un gardien capable de faire gagner un tournoi.