Cristina Neagu
Thierry Omeyer
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Thierry Omeyer mène dans 3 des 3 catégories. Notre classement de tous les temps place Cristina Neagu au n°5 et Thierry Omeyer au n°7.
Le dossier Cristina Neagu
La seule joueuse, tous sexes confondus, à avoir remporté quatre fois le titre de meilleur joueur mondial de l'IHF, en 2010, 2015, 2016 et 2018, et la meilleure buteuse de l'histoire de la Ligue des champions de l'EHF. Neagu illustre que la grandeur individuelle et les trophées collectifs sont dissociables. La Roumanie n'a remporté aucun titre majeur senior de son vivant sportif, et son meilleur résultat durant sa carrière a été le bronze mondial en 2015, un tournoi où elle a été à la fois meilleure buteuse et meilleure joueuse. En club, elle a remporté trois Ligues des champions, avec Buducnost en 2012 et 2015 et le CSM Bucarest en 2016, et a inscrit plus de 1 000 buts pour la Roumanie. Arrière gauche tirant en appui plutôt qu'en suspension, avec une frappe en fouet, elle s'est rompu deux fois les ligaments croisés, en 2012 et 2018, et est revenue les deux fois remporter le titre mondial. Dans un sport dominé par une poignée de fédérations, elle en est la personnalité individuelle la plus célébrée hors de celles-ci.
Le dossier Thierry Omeyer
Régulièrement désigné par ses pairs comme le meilleur gardien que le sport ait connu, et l'épine dorsale de l'équipe nationale la plus titrée jamais assemblée. Omeyer a remporté l'or olympique en 2008 et 2012 et l'argent en 2016, quatre titres mondiaux avec la France (2009, 2011, 2015 et 2017) et trois Championnats d'Europe (2006, 2010 et 2014), et a été élu meilleur joueur mondial de l'IHF en 2008, une récompense que les gardiens remportent presque jamais. En club, il a remporté la Ligue des champions quatre fois, une fois avec Montpellier et trois fois avec le THW Kiel, dont la saison 2011-2012 durant laquelle Kiel a remporté ses 34 matches de Bundesliga. Sa méthode était minimaliste : une position basse et large, presque aucun engagement précoce, et une volonté de laisser un coin visible pour inviter le tir qu'il avait préparé. Il terminait régulièrement les grands tournois avec des taux d'arrêt proches de quarante pour cent, le seuil informel qui sépare un très bon gardien d'un gardien capable de faire gagner un tournoi.