Joe Davis
Steve Davis
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Joe Davis mène dans 2 des 3 catégories. Notre classement de tous les temps place Joe Davis au n°3 et Steve Davis au n°4.
Le dossier Joe Davis
Le fondateur du snooker, son premier champion et son premier théoricien. Davis a cocréé le Championnat du monde en 1927 avec le promoteur Bill Camkin, battu Tom Dennis 20-11 en finale inaugurale pour une bourse d'environ six livres dix shillings, puis remporté les quinze éditions organisées jusqu'en 1946 avant de se retirer définitivement. Il n'a jamais perdu un match du Championnat du monde. C'était aussi un grand professionnel du billard, remportant quatre titres mondiaux de billard entre 1928 et 1932, et c'est sa compréhension du jeu positionnel dans cette discipline qu'il transposa au snooker. Le 22 janvier 1955 au Leicester Square Hall, il réalisa le premier break maximum de 147 officiellement homologué. Ses livres pédagogiques ont enseigné à toute une génération que le snooker était un jeu de score plutôt que de défense, établissant la construction de break depuis la noire comme orthodoxie. Les comparaisons entre époques sont impossibles dans son cas : il affrontait un plateau professionnel minuscule sur du matériel plus lent, mais il a inventé les standards auxquels tous les autres depuis sont mesurés.
Le dossier Steve Davis
Le joueur qui a fait du snooker une obsession populaire britannique et le tacticien le plus complet produit par ce sport. Davis a remporté six titres mondiaux (1981, 1983, 1984, 1987, 1988, 1989) en huit finales, pris 28 titres classés, et passé sept saisons consécutives à la première place mondiale au cours des années 1980. Avec six UK Championships et trois Masters, il termine avec 15 titres du Triple Crown. En 1982, il réalisa le premier break maximum diffusé à la télévision, un 147 contre John Spencer au Lada Classic d'Oldham. Son jeu reposait sur les pourcentages : une sécurité d'une qualité que personne n'égalait, un jeu de position rationnant les adversaires à quelques chances, et une absence d'erreurs non forcées qui démoralisait ses rivaux. Il fut aussi au cœur des deux défaites les plus célèbres du sport, perdant la finale 1985 18-17 sur la dernière noire face à Dennis Taylor devant environ 18,5 millions de téléspectateurs britanniques, et perdant face à l'outsider Joe Johnson, coté à 150 contre 1, en 1986.