Joe Davis
Mark Selby
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Joe Davis mène dans 2 des 2 catégories. Notre classement de tous les temps place Joe Davis au n°3 et Mark Selby au n°7.
Le dossier Joe Davis
Le fondateur du snooker, son premier champion et son premier théoricien. Davis a cocréé le Championnat du monde en 1927 avec le promoteur Bill Camkin, battu Tom Dennis 20-11 en finale inaugurale pour une bourse d'environ six livres dix shillings, puis remporté les quinze éditions organisées jusqu'en 1946 avant de se retirer définitivement. Il n'a jamais perdu un match du Championnat du monde. C'était aussi un grand professionnel du billard, remportant quatre titres mondiaux de billard entre 1928 et 1932, et c'est sa compréhension du jeu positionnel dans cette discipline qu'il transposa au snooker. Le 22 janvier 1955 au Leicester Square Hall, il réalisa le premier break maximum de 147 officiellement homologué. Ses livres pédagogiques ont enseigné à toute une génération que le snooker était un jeu de score plutôt que de défense, établissant la construction de break depuis la noire comme orthodoxie. Les comparaisons entre époques sont impossibles dans son cas : il affrontait un plateau professionnel minuscule sur du matériel plus lent, mais il a inventé les standards auxquels tous les autres depuis sont mesurés.
Le dossier Mark Selby
L'homme le plus difficile à battre sur un long match dans le snooker moderne. Selby compte quatre titres mondiaux (2014, 2016, 2017, 2021) en six finales, plus de 20 titres classés, et huit titres du Triple Crown dont le UK Championship 2012 et trois Masters (2008, 2010, 2013). Il a dépassé les 800 centuries en carrière. Sa réputation repose sur l'usure : un jeu de sécurité assez bon pour étrangler des adversaires sur des séances entières, une volonté inhabituelle de faire durer une manche plus d'une heure, et un taux de remontée qui a produit des retours répétés au Crucible, notamment de 10-4 à 18-14 pour battre Ronnie O'Sullivan en finale 2014. La caricature d'un joueur purement défensif est injuste — lors de la finale mondiale 2023 contre Luca Brecel, il a réalisé le premier break maximum jamais compilé dans une finale du Championnat du monde. Surnommé le Bouffon de Leicester, il a passé de longues périodes numéro un mondial sur trois séquences distinctes.