Joe Davis
John Higgins
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Joe Davis mène dans 2 des 2 catégories. Notre classement de tous les temps place Joe Davis au n°3 et John Higgins au n°5.
Le dossier Joe Davis
Le fondateur du snooker, son premier champion et son premier théoricien. Davis a cocréé le Championnat du monde en 1927 avec le promoteur Bill Camkin, battu Tom Dennis 20-11 en finale inaugurale pour une bourse d'environ six livres dix shillings, puis remporté les quinze éditions organisées jusqu'en 1946 avant de se retirer définitivement. Il n'a jamais perdu un match du Championnat du monde. C'était aussi un grand professionnel du billard, remportant quatre titres mondiaux de billard entre 1928 et 1932, et c'est sa compréhension du jeu positionnel dans cette discipline qu'il transposa au snooker. Le 22 janvier 1955 au Leicester Square Hall, il réalisa le premier break maximum de 147 officiellement homologué. Ses livres pédagogiques ont enseigné à toute une génération que le snooker était un jeu de score plutôt que de défense, établissant la construction de break depuis la noire comme orthodoxie. Les comparaisons entre époques sont impossibles dans son cas : il affrontait un plateau professionnel minuscule sur du matériel plus lent, mais il a inventé les standards auxquels tous les autres depuis sont mesurés.
Le dossier John Higgins
Le meilleur technicien polyvalent de l'ère moderne et le compétiteur le plus durable d'une génération remarquable. Higgins a remporté les titres mondiaux de 1998, 2007, 2009 et 2011 et atteint huit finales mondiales au total, dont trois finales perdues consécutives en 2017, 2018 et 2019, deux d'entre elles décidées à la dernière manche. Il compte plus de 30 titres classés, trois UK Championships, deux Masters et neuf titres du Triple Crown, et a compilé plus de 900 centuries en carrière. Ce qui le distingue, c'est sa complétude : il est considéré sur tout le circuit comme le meilleur joueur de sécurité de sa génération, tout en étant capable de nettoyer la table depuis une position désespérée sous une pression maximale, comme il l'a fait le plus fameusement dans les manches décisives de ses dernières finales au Crucible. Devenu professionnel en 1992 aux côtés de Ronnie O'Sullivan et Mark Williams, il remportait encore des tournois classés après 45 ans et rivalisait toujours au sommet du circuit dans sa cinquantaine.