Věra Čáslavská
Nadia Comăneci
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Věra Čáslavská mène dans 4 des 4 catégories. Notre classement de tous les temps place Věra Čáslavská au n°4 et Nadia Comăneci au n°7.
Le dossier Věra Čáslavská
La seule femme à avoir remporté deux fois le titre olympique du concours général à l'ère moderne avant Simone Biles, en 1964 à Tokyo puis en 1968 à Mexico, et la seule gymnaste à avoir remporté un titre olympique individuel sur chaque agrès de son époque. Elle a terminé avec 11 médailles olympiques — sept en or et quatre en argent — et des titres mondiaux du concours général en 1962 et 1966, brisant quasiment à elle seule le monopole soviétique. Sa campagne de 1968 est la plus extraordinaire de l'histoire du sport : elle avait signé le manifeste des Deux mille mots, s'était réfugiée dans les montagnes de Moravie après l'invasion du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie et s'entraînait en se balançant à des branches d'arbre et en travaillant au sol dans une prairie, avant d'arriver à Mexico et de remporter quatre titres. Sur le podium pour les titres partagés de la poutre et du sol, elle baissa et détourna la tête pendant l'hymne soviétique, un geste de protestation qui lui coûta le droit de voyager et de concourir pendant des années.
Le dossier Nadia Comăneci
Le moment le plus célèbre de l'histoire de la gymnastique lui appartient. Le 18 juillet 1976 à Montréal, à 14 ans, elle obtient le premier 10,00 parfait de l'histoire olympique de la gymnastique, aux barres asymétriques ; le tableau d'affichage, conçu pour trois chiffres, affiche 1,00 car personne n'avait envisagé cette possibilité. Elle enregistre sept 10 parfaits à ces Jeux et remporte le concours général, la poutre et les barres asymétriques, devenant la plus jeune championne olympique du concours général de l'histoire — un record protégé à jamais par l'âge minimum introduit en 1997. À Moscou en 1980, elle ajoute les titres de la poutre et du sol ainsi qu'une médaille d'argent contestée au concours général, terminant avec neuf médailles olympiques, dont cinq en or. Elle remporte aussi le titre mondial à la poutre en 1978 et un titre mondial par équipes avec la Roumanie en 1979, disputant la finale de la poutre depuis un lit d'hôpital avec une main infectée. Ses exercices de Montréal ont redéfini ce qu'était la précision aux agrès.