Simone Biles
Nikolaï Andrianov
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Simone Biles mène dans 2 des 4 catégories. Notre classement de tous les temps place Simone Biles au n°1 et Nikolaï Andrianov au n°5.
Le dossier Simone Biles
La gymnaste la plus titrée de l'histoire du sport et la seule dont les figures ont forcé le règlement à s'adapter à elle. Jusqu'à Paris 2024, Biles totalise 41 médailles olympiques et mondiales, dont 30 en or : 11 médailles olympiques dont sept titres, et un record de 30 médailles mondiales avec un record de 23 titres. Elle a remporté six titres mondiaux du concours général entre 2013 et 2023, plus les titres olympiques du concours général en 2016 et 2024, et n'a perdu aucun concours général qu'elle ait achevé pendant plus d'une décennie. Cinq éléments portent son nom au saut, à la poutre et au sol, dont le double salto vrillé triple au sol et le Yourtchenko double carpé au saut, valorisé à 6,4 et jamais exécuté en compétition par une autre gymnaste. Son retour en 2024, trois ans après s'être retirée de la finale par équipes de Tokyo à cause des twisties, lui a rapporté l'or par équipes, au concours général et au saut à 27 ans — un âge auquel presque toutes ses devancières s'étaient déjà retirées.
Le dossier Nikolaï Andrianov
Le gymnaste masculin le plus médaillé de l'histoire olympique, avec 15 médailles sur trois éditions — sept en or, cinq en argent et trois en bronze entre 1972, 1976 et 1980 — un total qui est resté le record pour un olympien masculin, tous sports confondus, jusqu'à Michael Phelps. Montréal 1976 fut son chef-d'œuvre : il remporta le concours général, le sol, les anneaux et le saut, quatre titres à une seule édition à une époque où le Japon détenait le titre par équipes masculin. Il ajouta le titre mondial du concours général à Strasbourg en 1978 et termina avec 12 médailles mondiales. Andrianov fut le premier grand gymnaste complet masculin de l'ère télévisée, techniquement abouti sur les six agrès à une époque où le système soviétique produisait généralement des spécialistes, et il combinait la puissance de saut d'un tumbleur avec la force d'épaules requise aux anneaux — une combinaison qui reste rare. Il entraîna ensuite au Japon, où son influence nourrit directement le renouveau ultérieur du pays.