Nikolaï Andrianov
Nadia Comăneci
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Nikolaï Andrianov mène dans 3 des 3 catégories. Notre classement de tous les temps place Nikolaï Andrianov au n°5 et Nadia Comăneci au n°7.
Le dossier Nikolaï Andrianov
Le gymnaste masculin le plus médaillé de l'histoire olympique, avec 15 médailles sur trois éditions — sept en or, cinq en argent et trois en bronze entre 1972, 1976 et 1980 — un total qui est resté le record pour un olympien masculin, tous sports confondus, jusqu'à Michael Phelps. Montréal 1976 fut son chef-d'œuvre : il remporta le concours général, le sol, les anneaux et le saut, quatre titres à une seule édition à une époque où le Japon détenait le titre par équipes masculin. Il ajouta le titre mondial du concours général à Strasbourg en 1978 et termina avec 12 médailles mondiales. Andrianov fut le premier grand gymnaste complet masculin de l'ère télévisée, techniquement abouti sur les six agrès à une époque où le système soviétique produisait généralement des spécialistes, et il combinait la puissance de saut d'un tumbleur avec la force d'épaules requise aux anneaux — une combinaison qui reste rare. Il entraîna ensuite au Japon, où son influence nourrit directement le renouveau ultérieur du pays.
Le dossier Nadia Comăneci
Le moment le plus célèbre de l'histoire de la gymnastique lui appartient. Le 18 juillet 1976 à Montréal, à 14 ans, elle obtient le premier 10,00 parfait de l'histoire olympique de la gymnastique, aux barres asymétriques ; le tableau d'affichage, conçu pour trois chiffres, affiche 1,00 car personne n'avait envisagé cette possibilité. Elle enregistre sept 10 parfaits à ces Jeux et remporte le concours général, la poutre et les barres asymétriques, devenant la plus jeune championne olympique du concours général de l'histoire — un record protégé à jamais par l'âge minimum introduit en 1997. À Moscou en 1980, elle ajoute les titres de la poutre et du sol ainsi qu'une médaille d'argent contestée au concours général, terminant avec neuf médailles olympiques, dont cinq en or. Elle remporte aussi le titre mondial à la poutre en 1978 et un titre mondial par équipes avec la Roumanie en 1979, disputant la finale de la poutre depuis un lit d'hôpital avec une main infectée. Ses exercices de Montréal ont redéfini ce qu'était la précision aux agrès.