Bernard Hinault
Roger De Vlaeminck
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Roger De Vlaeminck mène dans 2 des 2 catégories. Notre classement de tous les temps place Bernard Hinault au n°3 et Roger De Vlaeminck au n°8.
Le dossier Bernard Hinault
Le Blaireau fut le dernier grand patron du peloton, un coureur qui régnait autant par sa force de caractère que par ses jambes. Hinault a remporté 10 Grands Tours, cinq Tours de France, trois Giri d'Italia et deux Vueltas a España, ainsi que le Championnat du monde 1980 et cinq Monuments dont Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Il Lombardia. Il reste le dernier Français à avoir remporté le Tour, en 1985, une disette qui s'étend sur quatre décennies. Compétiteur farouche avec environ 216 victoires professionnelles, il était tout aussi à l'aise en montagne, en contre-la-montre et dans les classiques pavées, et son leadership combatif a façonné la tactique de son époque. Sa rivalité et son alliance avec son équipier Greg LeMond lors des Tours 1985 et 1986 ont produit l'une des rivalités marquantes du sport.
Le dossier Roger De Vlaeminck
Connu sous le nom de Monsieur Paris-Roubaix, De Vlaeminck fut le spécialiste suprême des classiques de l'ère Merckx, et ses 11 victoires en Monuments le placent juste derrière Merckx lui-même. Il a remporté Paris-Roubaix quatre fois, en 1972, 1974, 1975 et 1977, un exploit égalé seulement par Tom Boonen, maîtrisant les pavés comme personne d'autre de sa génération. Il a ajouté trois Milan-San Remo, un Liège-Bastogne-Liège, deux Il Lombardia et un Tour des Flandres, et a remporté le Championnat du monde de cyclo-cross 1975 pour couronner le tout, soulignant sa polyvalence sur terrain accidenté. Avec bien plus de 250 victoires en carrière, De Vlaeminck était un coureur capable de sprinter, d'endurer et de lire une classique à la perfection, et ses duels avec Merckx et Freddy Maertens ont fait de la Belgique le cœur battant de la course d'un jour dans les années 1970.