Bernard Hinault
Fausto Coppi
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Égalité parfaite sur les catégories mesurées. Notre classement de tous les temps place Bernard Hinault au n°3 et Fausto Coppi au n°4.
Le dossier Bernard Hinault
Le Blaireau fut le dernier grand patron du peloton, un coureur qui régnait autant par sa force de caractère que par ses jambes. Hinault a remporté 10 Grands Tours, cinq Tours de France, trois Giri d'Italia et deux Vueltas a España, ainsi que le Championnat du monde 1980 et cinq Monuments dont Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Il Lombardia. Il reste le dernier Français à avoir remporté le Tour, en 1985, une disette qui s'étend sur quatre décennies. Compétiteur farouche avec environ 216 victoires professionnelles, il était tout aussi à l'aise en montagne, en contre-la-montre et dans les classiques pavées, et son leadership combatif a façonné la tactique de son époque. Sa rivalité et son alliance avec son équipier Greg LeMond lors des Tours 1985 et 1986 ont produit l'une des rivalités marquantes du sport.
Le dossier Fausto Coppi
Il Campionissimo, le champion des champions, fut le premier grand nom moderne du cyclisme, un coureur dont l'élégance et l'approche scientifique le distinguaient dans les années d'après-guerre. Coppi a réalisé le premier doublé Giro-Tour en 1949 et l'a répété en 1952, a remporté cinq Giri d'Italia et deux Tours de France, et s'est adjugé le titre mondial 1953. Ses neuf victoires en Monuments incluent trois Milan-San Remo, cinq Il Lombardia et un Paris-Roubaix, beaucoup remportées en s'échappant seul pour finir avec plusieurs minutes d'avance sur le peloton. En 1942, il a établi le record de l'Heure à 45,798 kilomètres, une marque qui a tenu 14 ans. Sa rivalité avec Gino Bartali a divisé une Italie en pleine reconstruction, et l'image des deux se partageant un bidon en côte est devenue un symbole durable du romantisme du sport.