Hashim Khan
Michelle Martin
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Égalité parfaite sur les catégories mesurées. Notre classement de tous les temps place Hashim Khan au n°6 et Michelle Martin au n°10.
Le dossier Hashim Khan
Le fondateur. Professionnel de court de Nawakille près de Peshawar qui apprit le jeu comme ramasseur de balles sur les courts de l'armée britannique, Hashim Khan s'envola pour l'Angleterre en 1951, à environ 35 ans — son année de naissance est disputée entre 1914 et 1916 — et remporta le British Open à sa première tentative. Il enleva sept titres au British Open en huit ans, le dernier en 1958, alors qu'il avait la quarantaine, et continua de remporter des épreuves professionnelles nord-américaines jusqu'à la cinquantaine après s'être installé à Detroit. Le World Open n'existait pas à son époque, ce qui minore son décompte de majeurs. Son véritable héritage est dynastique : son frère Azam Khan remporta quatre British Opens, son cousin Roshan Khan gagna en 1957, son neveu Mohibullah suivit, et le fils de Roshan, Jahangir, devint le plus grand joueur de tous les temps. Le squash pakistanais a occupé le sommet du sport pendant quatre décennies, et chaque fil de cette histoire remonte à lui.
Le dossier Michelle Martin
La membre la plus décorée de la famille la plus remarquable du squash. Martin a remporté trois World Opens consécutifs en 1993, 1994 et 1995 et six British Opens consécutifs de 1993 à 1998, neuf majeurs en six ans de contrôle quasi total du jeu féminin entre les ères Devoy et Fitz-Gerald. Ses deux frères furent tous deux des professionnels de niveau mondial : Rodney Martin remporta le World Open 1991 à Adélaïde en battant Jahangir Khan en demi-finale et Jansher Khan en finale, le seul homme à avoir battu les deux à leur apogée dans un même tournoi, tandis que Brett Martin atteignit également le top cinq mondial. Le jeu de Michelle était orthodoxe, puissant et implacablement précis, bâti sur l'orthodoxie de coaching australienne de la longueur dure et de la volée précoce, et elle mena l'Australie à des succès répétés au World Team Championship. Elle est un cas rare d'une joueuse dont l'apogée fut total mais dont la réputation s'est estompée simplement parce qu'elle se situait entre deux ères plus célèbres.