Ulrich Salchow
Tessa Virtue & Scott Moir
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Égalité parfaite sur les catégories mesurées. Notre classement de tous les temps place Ulrich Salchow au n°4 et Tessa Virtue & Scott Moir au n°10.
Le dossier Ulrich Salchow
Le premier grand champion du patinage artistique organisé, et le seul patineur dont le nom est prononcé des milliers de fois par jour dans chaque patinoire du monde. Salchow remporte dix titres mondiaux entre 1901 et 1911, record masculin toujours en vigueur plus d'un siècle plus tard, et neuf championnats d'Europe entre 1898 et 1913. Il remporte le titre olympique aux Jeux de Londres 1908, où le patinage artistique devient le premier sport d'hiver jamais disputé aux Jeux olympiques. En 1909, il exécute le saut de carre qui porte son nom, un décollage sur la carre intérieure arrière sans assistance de la pointe, qui reste l'un des six sauts du répertoire moderne et constitue le point d'entrée du premier triple et du premier quadruple de la plupart des patineurs. Il fut aussi un administrateur de poids, occupant la présidence de l'ISU de 1925 à 1937 et façonnant les règles du sport qu'il venait de dominer. Quel que soit l'ajustement d'époque appliqué, aucun homme n'a remporté plus de championnats du monde.
Le dossier Tessa Virtue & Scott Moir
Les patineurs artistiques les plus médaillés de l'histoire olympique, avec cinq médailles sur trois Jeux. Les Canadiens remportent l'or en danse sur glace à Vancouver 2010, premier couple nord-américain à décrocher le titre et les plus jeunes champions que la discipline ait produits, puis l'argent en danse et l'argent par équipes à Sotchi 2014, puis l'or dans les deux épreuves à Pyeongchang 2018. Ils ajoutent trois titres mondiaux en 2010, 2012 et 2017, trois titres aux Quatre Continents et huit titres canadiens, patinant ensemble depuis l'âge de sept et neuf ans. Leur danse libre de Pyeongchang sur la musique de Moulin Rouge établit un record du monde et clôt une carrière définie par le partenariat le plus abouti que le sport ait connu, avec des carres, une respiration et des angles de corps si précisément accordés que l'unisson devint effectivement une catégorie à part entière. Ils ont aussi traversé une réinvention en milieu de carrière, déplaçant leur base d'entraînement à Montréal et revenant d'une pause compétitive de deux ans pour tout regagner.