Roberto Duran
Sugar Ray Leonard
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Roberto Duran mène dans 2 des 3 catégories. Notre classement de tous les temps place Roberto Duran au n°6 et Sugar Ray Leonard au n°7.
Le dossier Roberto Duran
Manos de Piedra, les mains de pierre, a combattu sur cinq décennies et quatre catégories de poids, d'un poids léger terrifiant à un champion des poids moyens, sur 119 combats professionnels. Son bilan d'environ 103-16 avec 70 KO est ancré par l'un des grands règnes de division de l'histoire : champion des poids légers, il fit 12 défenses et ne perdit qu'un de ses 72 premiers combats, une série de pression destructrice, de travail au corps et de maîtrise rapprochée que beaucoup considèrent comme le meilleur poids léger de tous les temps. Il battit Ken Buchanan, Esteban DeJesus, Sugar Ray Leonard, lors du Brawl in Montreal de 1980, Iran Barkley et Davey Moore, remportant des titres chez les légers, welters, super welters et moyens. La fameuse capitulation No Mas contre Leonard lors de leur revanche fut une tache, mais sa férocité, sa longévité, encore compétitif jusque dans la cinquantaine, et sa pure volonté firent de lui un boxeur de boxeurs et l'un des concurrents les plus aimés et les plus redoutés que le sport ait connu.
Le dossier Sugar Ray Leonard
La star déterminante de l'âge d'or des années 1980, Leonard termina 36-3-1 avec 25 KO et remporta des titres mondiaux dans cinq catégories de poids. Médaillé d'or olympique en 1976, il combinait une vitesse de mains éblouissante, du spectacle et, au besoin, un vrai cran et de la puissance. Sa grandeur se mesure à l'opposition : il battit chacun des autres 'Quatre Rois', devançant Thomas Hearns dans un classique des welters en 1981, brisant Roberto Duran lors de la revanche No Mas, et, plus improbable encore, sortant d'une retraite de plusieurs années et d'une opération de la rétine pour battre aux points le redoutable invaincu Marvin Hagler pour le titre des poids moyens en 1987. Cette volonté de relever les combats les plus difficiles, souvent après de longues absences, et de les gagner définit son palmarès. Il combattit moins souvent que les leaders en volume de tous les temps, et certains de ses verdicts furent serrés, mais peu de boxeurs ont battu une concentration comparable de pairs du Hall of Fame à leur sommet.