Joe Louis
Sugar Ray Leonard
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Joe Louis mène dans 2 des 2 catégories. Notre classement de tous les temps place Joe Louis au n°4 et Sugar Ray Leonard au n°7.
Le dossier Joe Louis
The Brown Bomber a signé le règne de titre le plus dominant de l'histoire de la boxe : champion des poids lourds pendant 11 ans et 8 mois, de 1937 à 1949, avec un record de 25 défenses consécutives réussies. Son bilan était de 66-3 avec 52 KO, et sa destruction en un round de Max Schmeling lors de leur revanche de 1938, vengeant sa seule défaite en pleine forme, transcenda le sport comme symbole à l'ombre de la Seconde Guerre mondiale. Louis combinait des fondamentaux d'école, un coup compact et économe, et une puissance dévastatrice des deux mains qui produisit les KO les plus redoutés de l'époque. Il combattit à travers le fameux 'Bum of the Month Club' contre tous les venus, puis soutint le moral américain comme champion de l'Armée pendant la guerre. En dehors du ring, il fit tomber des barrières, devenant le premier Américain noir largement adopté comme héros national et redéfinissant le sens du titre des poids lourds. Sa combinaison de longévité, d'activité et de puissance de finition au poids vedette du sport reste une référence.
Le dossier Sugar Ray Leonard
La star déterminante de l'âge d'or des années 1980, Leonard termina 36-3-1 avec 25 KO et remporta des titres mondiaux dans cinq catégories de poids. Médaillé d'or olympique en 1976, il combinait une vitesse de mains éblouissante, du spectacle et, au besoin, un vrai cran et de la puissance. Sa grandeur se mesure à l'opposition : il battit chacun des autres 'Quatre Rois', devançant Thomas Hearns dans un classique des welters en 1981, brisant Roberto Duran lors de la revanche No Mas, et, plus improbable encore, sortant d'une retraite de plusieurs années et d'une opération de la rétine pour battre aux points le redoutable invaincu Marvin Hagler pour le titre des poids moyens en 1987. Cette volonté de relever les combats les plus difficiles, souvent après de longues absences, et de les gagner définit son palmarès. Il combattit moins souvent que les leaders en volume de tous les temps, et certains de ses verdicts furent serrés, mais peu de boxeurs ont battu une concentration comparable de pairs du Hall of Fame à leur sommet.