Lindsey Vonn
Annemarie Moser-Pröll
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Annemarie Moser-Pröll mène dans 2 des 5 catégories. Notre classement de tous les temps place Lindsey Vonn au n°4 et Annemarie Moser-Pröll au n°5.
Le dossier Lindsey Vonn
La plus grande spécialiste de vitesse de l'histoire féminine et, avant Shiffrin, la coureuse la plus victorieuse du circuit. Les 82 victoires en Coupe du monde de Vonn incluent 43 descentes, un total que personne d'autre dans le sport n'approche, et elle remporte quatre Globes de cristal généraux en cinq saisons entre 2008 et 2012, une période où elle décroche aussi les titres mondiaux de descente et super-G à Val d'Isère en 2009 et l'or olympique en descente à Vancouver en 2010. Elle cumule 20 petits globes de cristal au total entre le général, la descente, le super-G et le combiné. Sa carrière se lit comme une lutte permanente contre son propre corps : un bras fracturé, deux genoux reconstruits, une cheville cassée, un humérus fracturé, et une retraite en 2019 imposée par la douleur plus que par la forme. Elle revient en Coupe du monde en 2024 à 40 ans avec un genou partiellement prothésé, et remonte sur un podium — la doyenne à y parvenir.
Le dossier Annemarie Moser-Pröll
La domination la plus complète jamais exercée par une femme sur la Coupe du monde avant Shiffrin. Moser-Pröll remporte cinq Globes de cristal généraux consécutifs de 1971 à 1975, prend sa retraite à 25 ans, revient et en remporte un sixième en 1979 — toujours le record féminin — avec 62 victoires à une époque où le calendrier était bien plus court qu'aujourd'hui. Entre décembre 1972 et janvier 1973, elle remporte onze descentes consécutives, une série dans une seule discipline qu'aucun coureur n'a égalée. Elle décroche cinq titres mondiaux et, à Lake Placid en 1980 lors de sa dernière saison, le titre olympique de descente qui lui échappait depuis deux médailles d'argent à Sapporo en 1972. Ses contemporains décrivaient une coureuse qui attaquait tout simplement le terrain là où les autres femmes se contentaient de le gérer, et son taux de victoire sur les saisons disputées reste le plus élevé de l'histoire du sport féminin.