Mikaela Shiffrin
Ingemar Stenmark
Statistique par statistique
Les barres sont proportionnelles au leader de cette liste.
Le verdict
Mikaela Shiffrin mène dans 4 des 5 catégories. Notre classement de tous les temps place Mikaela Shiffrin au n°1 et Ingemar Stenmark au n°2.
Le dossier Mikaela Shiffrin
La coureuse la plus victorieuse qu'ait produite la Coupe du monde. Shiffrin remporte sa première victoire en Coupe du monde à 17 ans, décroche son premier titre mondial en slalom à 17 ans et l'or olympique en slalom à 18 ans, puis n'a cessé d'accélérer : elle dépasse le record féminin de Lindsey Vonn (82 victoires) à Kranjska Gora en janvier 2023, dépasse le record absolu d'Ingemar Stenmark (86 victoires) quelques jours plus tard à Kronplatz, et remporte sa 100e victoire en Coupe du monde lors du slalom de Sestrières le 23 février 2025, quelques mois après une grave blessure abdominale survenue lors d'une chute à Killington. Sa saison 2018-19 — 17 victoires et 2 204 points — reste la campagne la plus dominante de l'histoire des deux circuits. Elle compte cinq Globes de cristal généraux, huit titres mondiaux, plus de 60 victoires en slalom, et des succès dans les six disciplines de la Coupe du monde, descente et épreuve parallèle comprises. La seule ligne de son palmarès restée ouverte est l'or olympique au-delà de ses deux titres, dans un sport où une seule matinée décide de tout.
Le dossier Ingemar Stenmark
Pendant 34 ans, la réponse à la question de savoir qui avait le plus gagné, et toujours le recordman masculin. Le Suédois cumule 86 victoires en Coupe du monde — 46 en géant, 40 en slalom — sans jamais vraiment disputer la descente, ce qui signifie qu'il abandonnait la moitié du barème de points et remportait quand même le titre général, trois années de suite de 1976 à 1978. En 1978-79, il remporte 13 courses en une saison. À Lake Placid en 1980, il décroche les deux titres techniques, revenant de loin après la première manche à chaque fois, et ajoute des titres mondiaux en 1978 puis un doublé géant-slalom à Schladming en 1982. Son style plaidait pour l'économie de mouvement : un haut du corps quasi immobile, aucun effort visible, une trajectoire si précise que ses manches paraissent lentes à l'image jusqu'à l'apparition des temps intermédiaires. Il fut aussi le dernier grand champion du ski droit, prenant sa retraite en 1989, quatre ans avant l'arrivée du ski parabolique.