Skip to content Aller a une section
Le geste

1931 : Chef de produit au travail

Lire Chef de produit c’est chercher l’action de 1931. La ligne s’appelle « Le mémo « brand man » de Neil McElroy chez P&G » et le nombre est 1995. Trois adjectifs d’une offre ne font pas une première phrase. Un chef de produit décide ce que l'entreprise construira ensuite, rassemble les preuves du pourquoi, et coordonne ingénieurs, designers, commerciaux et dirigeants qui doivent s'accorder avant la mise en production. Le po

« Product manager » signifie quelque chose de différent dans presque chaque entreprise qui utilise ce titre — parfois un stratège, parfois un coordinateur de projets au nom ronflant, parfois les deux la même semaine. Il n'existe ni licence, ni examen, ni ordre professionnel qui réglemente ce titre nulle part dans le monde, et aucune fiche de poste ne ressemble vraiment à une autre. Ce qui tient la profession ensemble, ce n'est pas un diplôme, mais un ensemble récurrent de jugements sur ce qui vaut la peine d'être construit.

Que fait réellement un chef de produit toute la journée ? Beaucoup moins de construction que le titre ne le laisse penser. Une journée type mêle l'examen des données d'usage, les échanges avec clients ou équipes commerciales sur leurs besoins, la rédaction ou l'affinement d'une spécification pour les ingénieurs, et des réunions de planification pour décider quoi construire ensuite et quoi écarter. Très peu de la journée implique d'écrire du code, de dessiner un écran ou de livrer quelque chose personnellement.

Faut-il une formation en ingénierie ou en technique pour devenir chef de produit ? Non, bien que cela aide dans les rôles très orientés logiciel. Beaucoup de chefs de produit viennent de l'ingénierie, mais beaucoup d'autres arrivent du design, du marketing, du conseil ou du support client. Ce qui compte plus qu'un diplôme précis, c'est de savoir lire les données, écrire clairement et tenir tête à une salle d'ingénieurs sans avoir à écrire le code soi-même.

La tâche passe avant le titre. Un métier s’écrit par ce qu’on fait. Chef de produit en 1931, « Le mémo « brand man » de Neil McElroy chez P&G », chiffre 1995. En France on le trouve à l’heure d’orientation, dans la rue et à la journée portes ouvertes. Cette page ne promet pas un salaire et ne classe pas les métiers.1931

Chiffres à garder

Année de référence
1931
Chiffre du travail
1995
Métier
Chef de produit
Ligne de la tâche
Le mémo « brand man » de Neil McElroy chez P&G

387 : Professeur au travailEssai suivantLes 1000 essais1000