1984 : Bhopal
À la bibliothèque, le volume se demande par année et l’archiviste ouvre l’index avant le titre d’opinion. Bhopal est en 1984 sous « Anderson arrêté, relâché », chiffre 2 planté sur cette page. La fiche n’admet pas le titre du film venu après. Le TD de droit garde ces trois pièces. Le Parlement fait de l'Union de l'Inde le représentant exclusif des demandeurs de la fuite de gaz.
Le 2-3 décembre 1984, une fuite d'isocyanate de méthyle à l'usine Union Carbide de Bhopal tua des milliers de personnes et laissa un dossier juridique mixte. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, de l'isocyanate de méthyle (MIC) s'échappa du réservoir 610 de l'usine de pesticides Union Carbide India Limited à Bhopal, Madhya Pradesh. Le bilan officiel immédiat consigné dans les premiers chiffres gouvernementaux fut de 2 259. Des déclarations indiennes ultérieures employèrent environ 3 500 morts en quelques jours et plus de 15 000 décès liés au gaz au fil des années suivantes ; des groupes de campagne ont publié des totaux encore plus hauts. Cette page date ces chiffres et ne décrit pas les blessures.
Union Carbide Corporation des États-Unis et l'Union de l'Inde réglèrent les demandes civiles pour 470 millions de dollars américains en février 1989, une somme que la Cour suprême de l'Inde approuva et revisita ensuite. Les chefs pénaux contre des officiels indiens d'UCIL furent réduits en 1996 d'homicide coupable à causer la mort par négligence (article 304A du IPC). Le 7 juin 2010, un tribunal de Bhopal condamna sept anciens employés et la société indienne, imposant des peines de deux ans et des amendes. Warren Anderson, le directeur général américain d'UCC, fut arrêté en 1984, relâché sous caution, quitta l'Inde et ne fut jamais extradé.
Le statut est mixed parce qu'un règlement civil et des condamnations pénales limitées siègent à côté d'un nettoyage de site inachevé et d'arguments inachevés sur le devoir de la société mère. L'acquisition d'UCC par Dow Chemical en 2001 hérita d'un litige juridique, non d'un grand livre moral clos. La mémoire francophone traite Bhopal comme le cas type d'un quartier pauvre à côté du réservoir d'une société riche.
Sans « Anderson arrêté, relâché » ni 2, la fiche de Bhopal en 1984 retourne au guichet.1984
Chiffres à garder
- Année du volume
- 1984
- Chiffre fixé
- 2
- Affaire
- Bhopal
- Ligne publique
- Anderson arrêté, relâché