1826 : Photographe au travail
À l’heure d’orientation, le titre peut être Photographe, mais la première phrase doit être la tâche. En 1826 la tâche est « La première photographie » et le chiffre 1952 va en annexe. Le salaire n’ouvre pas le paragraphe. Le métier vu dans la rue garde le même format. Celui ou celle qui est payé·e pour décider à quoi ressemble un instant — de l'exposition de huit heures de Niépce en 1826 aux deux billions d'images par an, dont la plupart sont prises par tout le monde sauf les professi
« Photographie » — dessiner avec la lumière, un mot que John Herschel contribua à fixer en anglais en 1839 — désigna un métier presque au moment où il désigna une technologie. Quelques mois après la publication du procédé de Daguerre cette année-là, des studios de portrait ouvrirent à Paris, New York et, en moins d'une décennie, à Bombay, Le Caire et Yokohama ; dans les années 1850, les États-Unis seuls produisaient des millions de portraits au daguerréotype par an. Peu de professions sont passées aussi vite de l'inexistence à l'échelle mondiale.
Elle n'a jamais eu non plus de barrière d'entrée. Aucun pays ne délivre de licence aux photographes, aucun diplôme n'est obligatoire, et la seule véritable carte de visite du métier — hier comme aujourd'hui — reste le portfolio. Cette ouverture joue dans les deux sens : le métier a accueilli des outsiders ambitieux à chaque époque, et à chaque époque il a été inondé de nouveaux venus équipés plus cheap — du Kodak Brownie à 1 dollar en 1900 au smartphone, qui prend aujourd'hui environ neuf photos sur dix sur la planète.
Cette page suit le photographe professionnel de la plaque d'étain de Niépce à l'âge d'or des magazines d'images, à la coopérative Magnum détenue par ses photographes et à l'effondrement numérique de Kodak, jusqu'à un marché où l'IA générative peut falsifier presque toute image — et où être vérifiablement présent à un moment réel devient le produit lui-même. Elle couvre les voies d'entrée, le savoir-faire qui sépare les professionnels des possesseurs de bons appareils, et ce que paie le métier sur quatre continents.
Photographe en 1826 se comprend par « La première photographie » et 1952. Le salaire, s’il apparaît, vient après.1826
Chiffres à garder
- Année de référence
- 1826
- Chiffre du travail
- 1952
- Métier
- Photographe
- Ligne de la tâche
- La première photographie
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