Skip to content Aller a une section
Archives du journal

1872 : Mary Celeste

Le temps du navire commence en 1861. Le temps du mystère est de six semaines en 1872. En 1872, Mary Celeste se tient avec « Doyle et la postérité » et 1884. Pas de classement ni de réservation. Les dates ci-dessous privilégient le journal, les notes d’abordage et le rôle de Gibraltar.

Le 4 décembre 1872 — le 5 décembre selon certaines horloges de pont — le brick-goélette britannique Dei Gratia, capitaine David Morehouse, aperçut un navire sous voilure partielle à plusieurs centaines de milles à l’est des Açores. Le second Oliver Deveau monta à bord et trouva le Mary Celeste abandonné : personne sur le pont ni en bas, le youyou ou petite embarcation manquant, effets personnels et l’essentiel de la cargaison encore là, et une coque encore assez saine pour être menée à Gibraltar. Les hommes du Dei Gratia l’y amenèrent comme prise de sauvetage.

Une audience de sauvetage de la vice-amirauté s’ouvrit à Gibraltar sous l’attorney general Frederick Solly-Flood. Le tribunal versa une indemnité de sauvetage mais ne trouva jamais de cause à l’abandon. Les théories — vapeurs d’alcool, seiche ou trombe, crainte d’explosion, embarcation perdue dans une mer qui montait — restent non prouvées. La fiction d’Arthur Conan Doyle de 1884, « J. Habakuk Jephson’s Statement », rebaptisa le navire Marie Celeste et enseigna aux lecteurs anglais une histoire de fantôme que le dossier de sauvetage ne soutient pas.

Le Mary Celeste est le type du dérivant : un brick-goélette abordé, une embarcation manquante, un officier de justice soupçonneux et un siècle de récits qui ajoutèrent des pirates que Conan Doyle ne trouva jamais dans les papiers de Gibraltar. Les notes d’abordage de Deveau, lues plus tard au tribunal, décrivaient un navire que l’on pouvait encore pomper et manœuvrer. Les voiles étaient établies de façon désordonnée. La drisse de pic de grand-voile était rompue. Il y avait de l’eau dans la cale, pas assez, selon le témoignage de sauvetage, pour expliquer à elle seule une panique. Le chronomètre, le sextant et certains papiers manquaient ; le journal de bord demeurait. Neuf des barils d’alcool furent plus tard signalés vides ou fuyards.

L’index passe avant le commentaire. En 1872, Mary Celeste se tient avec « Doyle et la postérité » et 1884. Pas de classement ni de réservation. 18841872

Chiffres à garder

Année du volume
1872
Chiffre fixé
1884
Affaire
Mary Celeste
Ligne publique
Doyle et la postérité

2018 : vol MH370Essai suivantLes 1000 essais1000