1885 : Mary Celeste
À la bibliothèque, le volume se demande par année et l’archiviste ouvre l’index avant le titre d’opinion. Mary Celeste est en 1885 sous « Naufrage du récif de Rochelais », chiffre 4 planté sur cette page. La fiche n’admet pas le titre du film venu après. Le TD de droit garde ces trois pièces. Aucun atterrissage d’embarcation vérifié, aucune épave du youyou, aucun reste.
Le Mary Celeste est le type du dérivant : un brick-goélette abordé, une embarcation manquante, un officier de justice soupçonneux et un siècle de récits qui ajoutèrent des pirates que Conan Doyle ne trouva jamais dans les papiers de Gibraltar. Ce que le Dei Gratia trouva réellement
Les notes d’abordage de Deveau, lues plus tard au tribunal, décrivaient un navire que l’on pouvait encore pomper et manœuvrer. Les voiles étaient établies de façon désordonnée. La drisse de pic de grand-voile était rompue. Il y avait de l’eau dans la cale, pas assez, selon le témoignage de sauvetage, pour expliquer à elle seule une panique. Le chronomètre, le sextant et certains papiers manquaient ; le journal de bord demeurait. Neuf des barils d’alcool furent plus tard signalés vides ou fuyards.
Les personnes étaient parties. Nourriture et affaires suggéraient qu’elles n’avaient pas fait bagage pour un long départ. L’embarcation manquante est le fait physique central. Quelle que fût leur crainte, elles quittèrent un navire qui atteignit Gibraltar sous un équipage de prise. Ce décalage — un navire habitable et un pont vide — est le mystère que le tribunal ne put clore.
Sans « Naufrage du récif de Rochelais » ni 4, la fiche de Mary Celeste en 1885 retourne au guichet.1885
Chiffres à garder
- Année du volume
- 1885
- Chiffre fixé
- 4
- Affaire
- Mary Celeste
- Ligne publique
- Naufrage du récif de Rochelais