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Archives du journal

2016 : Park Geun-hye / Choi Soon-sil

À la bibliothèque, le volume se demande par année et l’archiviste ouvre l’index avant le titre d’opinion. Park Geun-hye / Choi Soon-sil est en 2016 sous « Samedis aux bougies », chiffre 17 planté sur cette page. La fiche n’admet pas le titre du film venu après. Le TD de droit garde ces trois pièces. Park et Choi sont condamnées. La voie chaebol de Lee Jae-yong court à côté. Moon gracia Park en décembre 2021. La clémence ne réécrit pas les verdicts.

En 2016, des reportages coréens montrèrent que Choi Soon-sil avait usé de son accès à Park Geun-hye pour presser des entreprises. Foules aux bougies, destitution et condamnations suivirent. À l'automne 2016, des rédactions sud-coréennes — surtout JTBC, qui rapporta sur une tablette liée à Choi Soon-sil — montrèrent qu'une confidente de longue date de la présidente Park Geun-hye avait relu des discours présidentiels, pesé sur des conglomérats pour de l'argent et employé le pouvoir d'État comme un canal privé. Choi n'était pas une élue. Park, fille de l'ancien président Park Chung-hee, avait gagné l'élection de 2012 comme candidate conservatrice Saenuri. Le scandale effondra sa présidence.

De fin octobre 2016 à mars 2017, des manifestations du samedi aux bougies remplirent les rues de Séoul, dont Gwanghwamun. L'Assemblée nationale vota une motion de destitution le 9 décembre 2016. La Cour constitutionnelle la confirma à l'unanimité le 10 mars 2017, destituant Park. Une élection anticipée fit de Moon Jae-in le président. Des procureurs spéciaux et des tribunaux pénaux jugèrent ensuite Park, Choi et des figures d'affaires dont Lee Jae-yong de Samsung sur des théories de corruption et d'abus de pouvoir.

Park fut condamnée en 2018 et reçut une longue peine de prison, ensuite ajustée en appel ; Moon la gracia en décembre 2021 pour des motifs de santé et de réconciliation. Choi fut aussi condamnée. Le statut est convicted : les tribunaux nommèrent des crimes. La grâce est une suite, non un acquittement. Les journaux francophones cadrèrent les semaines aux bougies comme une « révolution des bougies » pacifique et tendirent parfois la main vers Watergate ou Raspoutine ; le fait civique coréen est une destitution constitutionnelle après une protestation de masse, non une guerre.

Sans « Samedis aux bougies » ni 17, la fiche de Park Geun-hye / Choi Soon-sil en 2016 retourne au guichet.2016

Chiffres à garder

Année du volume
2016
Chiffre fixé
17
Affaire
Park Geun-hye / Choi Soon-sil
Ligne publique
Samedis aux bougies

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